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Techniques de la photo

La post-production


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 la Post-Production

 Opter pour le fichier Raw au détriment de notre bon vieux JPEG

Opter pour le fichier Raw n’est pas toujours facile en raison des contraintes inhérentes à ce type de fichier. Cela malgré les gros avantages que l’on peut en tirer.
Le fichier Raw est plus lourd et impose donc un stockage complémentaire sur un disque dur externe ou sur un cloud. Par exemple, quand un fichier JPEG obtenu du développement d’un fichier Raw est de 7 Mo le fichier Raw d’origine est de 15 Mo. Pire encore si vous optez pour le DNG votre photo pourra faire 28 Mo si l’original est un Raw de 15 Mo.

 Un fichier RAW c’est quoi

Le RAW est un fichier dit brut qui contient toutes les caractéristiques techniques de la photo contrairement à un fichier JPEG qui est une photo déjà développée par l’appareil photo ou par un logiciel. Des informations ont été supprimées par l’appareil au moment où il a passé les résultats de son capteur en fichier image JPEG ou PNG.
Quand vous prenez une photo avec un appareil numérique, vous sollicitez des récepteurs, les photosites. Les photosites transforment la lumière en signal électrique puis tout ceci devient un ensemble de chiffres correspondant au niveau de lumière (ou plutôt son rayonnement électromagnétique) de chaque pixel.
Le fichier RAW est donc le négatif du numérique. Ce n’est pas un fichier image, mais quand un ordinateur vous affiche un fichier Raw il affiche néanmoins une image. C’est une interprétation aléatoire du navigateur, choisie entre de nombreuses possibilités.
Le RAW fichier brut doit donc être développé, ce que l’on appelle le dématriçage effectué par un logiciel spécifique, fourni souvent par le fabricant. Fabricants qui ont développé chacun leur fichier raw spécifique, non compatible entre eux. Chez Canon c’est le CRx chez Nikon c’est le NEF , chez Sony c’est le ARW chez Panasonic c’est le RW2. Comme les fabricants font évoluer leur fichier Raw vous pouvez comme aujourd’hui avec le CR3 de Canon vous retrouver avec des fichiers non reconnus par certains logiciels de développement.

C’est pourquoi Adobe cherche à standardiser le fichier Raw en tentant d’imposer le DGN fichier libre contrairement aux autres qui sont propriété de la marque. Certains pensent sans doute avec raison que le fichier TIFF remplit déjà ce rôle.

 Les avantages du fichier Raw

Le gros avantage du Raw, car il y en a un qui est de taille, ce fichier développé avec votre logiciel préféré va vous permettre d’améliorer, de corriger ses défauts, sa sous ou surexposition, son cadrage, il va être sublimé si l’on veut, et cela sans destruction du fichier avec possibilité de revenir sur les modifications contrairement à un JPEG. Celui-ci peut être amélioré, mais d’une façon plus superficielle en l’absence de données détaillées avec la perte à chaque fois d’une partie sa substance sans possibilité de retour, on le dit destructible ou dégradable.

 le développement RAW

Le terme développer un fichier Raw est bien réel, car il s’agit ici de réglages qui s’appliquent globalement à l’image, et sont assez subtils et simples à mettre en place, en bougeant simplement quelques curseurs : ajuster la balance des blancs, le contraste, la saturation, les couleurs, jouer sur la netteté et diminuer le bruit. Il s’agit donc de sublimer notre image en lui donnant le pep nécessaire afin d’attirer le regard, de séduire de transmettre au travers elle ce que nous ressentons.
Une fois que vous serez satisfaits de vos réglages sur votre fichier RAW, vous pourrez l’exporter en format image (JPEG ou autre) et la partager. Mais votre fichier RAW d’origine restera toujours intact : on dit que la modification est non destructive. La plupart des logiciels enregistrent aussi l’historique des réglages appliqués à votre fichier RAW, ce qui est bien pratique pour revenir en arrière et faire votre développement en plusieurs fois !
J’ai personnellement testé de nombreux logiciels. Si Lightroom avait ma préférence en raison de la possibilité de classement et de tri des photos ce qui facilite leur exploitation. Son outil de développement est très performant. Il fait appel comme d’autres à l’intelligence artificielle. Mais il est concurrencé par des logiciels payants comme DXO Photolab ou Affinity photo qui en plus a l’avantage d’être peu cher et par un logiciel gratuit comme Rawterapee qui a ma préférence par rapport à l’autre gratuit Dartable. Récemment j’ai découvert un logiciel qui a pour base Rawtherapee plus orienté photo que je vais probablement adopter.

 Des formations gratuites sur le web

https://nomade.mediatheques.fr
Si vous avez la chance que votre médiathèque propose comme en Indre et Loire un service nommé nomade.mediatheque.fr qui offre la possibilité de visionner des films, de lire des livres et pour ce qui nous intéresse visionner des formations diverses dont certaines sur Lightroom et Affinity. Pour cela il suffit d’être inscrit comme lecteur.

Dans d’autres départements, le service peut exister sous une autre forme.
Sur le web vous avez aussi Tuto academy qui propose énormément de formations de qualité sur des logiciels comme Darktable, RawTherapee et son petit frère Art et également sur Lightroom et Affinity. C’est également gratuit https://tuto-academy.com

https://www.fun-mooc.fr/fr/ issu des universités. Je n’ai pas essayé, mais ce site semble très intéressant. Sans doute d’un bon niveau, mais rien ne peut nous arrêter.
https://www.udemy.com des tonnes de formations en anglais ce qui n’est pas forcement rédhibitoire. La gratuité devient payante, mais à un prix plus que raisonnable une dizaine d’euros pour plusieurs heures de cours. À voir.
Il existe aussi le site tuto.com, mais s’il existe quelques tutos gratuits c’est surtout pour vous préparer à en acheter d’autres. Je n’ai pas tout exploré, mais l’accès est assez compliqué et contraignant.

 Le tri, le classement et le catalogage

Quand on fait de la photo avec passion, surtout depuis l’avènement du numérique, on se retrouve rapidement avec beaucoup de photos. Pour retrouver les meilleures, il faut adopter un système pratique qui permette de s’en sortir.

 téléchargement des images

Avant tout il faut télécharger les images sur notre ordinateur de préférence en utilisant le câble USB ou en Bluetooth si vous avez utilisé un smartphone. Téléchargement soit dans un dossier avec toutes nos images sur votre disque dur interne ou externe, et ultérieurement repris par un logiciel nous permettant de gérer nos photos. Ce téléchargement est fait automatiquement à l’aide du logiciel fourni par Canon (EOS utility).
Il est important de conserver ses fichiers originaux de préférence sur un disque dur externe par sécurité et afin de pouvoir y revenir plus tard si le besoin se fait sentir. En cas de crache par exemple.

 traitement des des images

Quel que soit le logiciel choisi pour trier les photos, il est nécessaire de les visionner une à une pour leur attribuer des attributs, de mettre de côté les plus mauvaises et marquer les meilleures. Pour ma part je leur affecte simplement un mot clé qui me permettra ultérieurement de faire des sélections plus facilement pour faire des diaporamas, des vidéos ou les utiliser sur mes sites.
Supprimer les plus mauvaises trop rapidement serait à mon avis une erreur sauf si le bougé est irrémédiable, car personnellement je récupère aujourd’hui des photos sous-exposées ou surexposées qui hier n’étaient pas récupérables. Je parle d’une époque que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître … Avec l’évolution des logiciels de post-traitement et la venue de petits nouveaux, l’émergence de vidéos de formations de qualités sur le web, rien n’est plus impossible.

 Exemples pratiques de développement

Photos sous-exposées et un autre exemple de photos correctes traitées avec différents logiciels

 Pour commencer, on va comparer deux photos.

L’une largement sous-exposée et la même photo développée avec Lightroom. Ce qui permet de voir les possibilités de récupération offertes par un logiciel quand on se trouve face à des photos RAW et non pas avec un JPEG inexploitable dans des cas identiques.

Pour ces 2 photos, le développement permet de les sauver pour permettre au château de retrouver son bel aspect. Il est évident que quand on maîtrise son appareil photo, le résultat n’est pas aussi catastrophique. Quand on abandonne l’automatisme de l’IA immanquablement on obtient le temps de l’apprentissage de tels résultats.
Dans tous les cas, opter pour le fichier Raw est préférable, car le JPEG nécessite le réglage de la balance des blancs. L’optimisation des tons, des couleurs, de la netteté et du bruit sont faits par l’appareil. Même l’automatisation peut nécessiter un traitement en postproduction, le Raw est alors nécessaire pour affiner notre photo définitive.

 Dans un deuxième temps on compare deux photos RAW développées avec Affinity Photo , Lightroom et RawTherapee.

Les deux photos avant traitement

après traitement respectivement pour chaque logiciel

La première série repose sur une photo relativement correcte son développement ne donne donc pas de grosses différences entre les 3 épreuves.

La seconde repose sur une photo sous-exposée les comparaisons sont donc plus spectaculaires. J’ai rajouté Rawtherapee.
Affinity donne le moins bon résultat. Le ciel n’a pas retrouvé sa couleur. C’est mieux pour Rawtherapee, mais Lightroom c’est le top dans ce domaine.
Pour le reste Rawtherapee et Lightroom donnent un résultat comparable plus que satisfaisant. Même si les couleurs sont plus lumineuses pour Lightroom. La cause en vient peut-être en partie à l’opérateur. Rawtherapee pour un gratuit est vraiment complet, mais demande un apprentissage (comme pour Lightrom), car ses commandes sont plus nombreuses que pour les 2 autres logiciels. Parfois déroutantes, mais le résultat est là. Le traitement est relativement aisé pour ces 2 logiciels quand on s’est formé.
Pour Affinity au contraire les commandes sont basiques et le résultat est finalisé automatiquement par le logiciel. Le traitement est plus long.

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