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Actualités et Réflexions personnelles

Le monde d’hier et celui d’aujourd’hui


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 Le monde d’hier

À juste titre notre génération passe pour une génération privilégiée puisqu’elle a connu une véritable révolution technologique. Période riche en découvertes accompagnée d’une folie de consommation soutenue par une progression des revenus illusoire en raison de l’inflation galopante. Une fuite en avant qui a pris fin avec des années de rigueurs. Aujourd’hui sur la pression des scientifiques et la prise de conscience de la jeunesse qui voit son avenir se brouiller pousse les états à prendre la mesure pour sauver la planète. La nécessité de réagir et de trouver un nouveau modèle ne fait plus de doute. Comment en est-on arrivé là ?

 Pour comprendre, il faut connaître le contexte

Notre jeunesse n’a pas été aussi confortable. Des années difficiles durant lesquelles l’état protecteur que l’on connaît aujourd’hui n’existait pas vraiment.
Pourtant nos parents qui avaient connu des périodes encore plus terribles avec la guerre et l’occupation ne se plaignaient pas.

Nous avons connu ces conditions de vie spartiate dans notre jeunesse. Le confort de l’habitat était encore rudimentaire. Beaucoup de quartiers des villes étaient insalubres. Le chauffage central était l’exception, le chauffage avec la cuisinière la règle générale. À la campagne comme à la ville. Les conditions sanitaires étaient rudimentaires également. L’électricité, mais pas de salle de bain, pas de douche. La toilette dans le froid sans eau chaude.

Privilège dont ne bénéficiaient pas certains hameaux reculés en campagne pas plus que l’électricité. En ville, on a connu la construction de barre de HLM pour permettre de reloger les habitants de quartiers insalubres. Construction qui a mis de nombreuses années tant la tâche était importante. On ne parlait pas à cette époque de la maison individuelle. Qui est devenu ultérieurement le rêve des Français. Rêve que maintenant on semble vouloir réfréner. Aujourd’hui les HLM à leur tour sont parfois devenus insalubres et parfois zone de non droit. Sans doute en raison d’une politique de logement et d’intégration mal maîtrisée.

Par contre nous avons eu la chance de découvrir progressivement cette révolution technologique. Chance parce que toutes ces inventions sont venues progressivement s’intégrer dans notre vie professionnelle et privée.

La généralisation du téléphone et de l’arrivée progressive de la télévision dans les foyers. Télévision, que l’on aller voir chez des privilégiés ou devant des magasins comme le docteur de la radio à Tours pour regarder Rintintin et son berger allemand. Ces télévisions énormes et lourdes que l’on a vues assez récemment être remplacées par des télévisions légères à écran ultra plat.

La ménagère a vu son espace intérieur et sa condition de ménagère se transformer avec un l’aspirateur, le fer à repasser électrique, la machine à laver, le réfrigérateur, les appareils de cuisson Le mari a abandonné le blaireau pour le rasoir électrique. Le bricoleur a vu son univers se transformer avec tous les outils électriques qui s’offraient à lui.

Des possibilités de crédit ont été offertes à des consommateurs désireux de s’équiper de tous ces nouveaux joujoux. Crédits qui ont donné naissance à un nouveau mal peu connu jusqu’alors le surendettement. On pensait que l’inflation durerait toujours c’était la course en avant.

 Les changements dans le traitement des données

Dans les bureaux, on a connu de véritables révolutions. Alors que dans les années 70 on utilisait la gomme et le stylo bille et que progressivement des matériels de bureau archaïques ont permis d’automatiser progressivement le travail de base. Simple calculatrice mécanique. Que les premiers ordinateurs de traitement de données occupaient des salles immenses.
C’était l’époque de Bull un français qui n’a résisté à l’avance d’IBM qui lui-même n’a pas résisté à l’avancée de Microsoft.

On ne connaissait pas encore les mémoires électroniques actuelles. C’était des cartes perforées sur lesquelles des perforatrices avaient saisi les données. Cartes qui alimentaient un lecteur qui transférait ces données à l’ordinateur. Par la suite, on a connu des tambours supports électroniques peu rapides puis les bandes qui ont généré l’installation d’énorme lecteur et puis parallèlement le transfert de données électronique s’est développé pour finalement être saisi à partir des postes de travail.

Ce site de l’est républicain donne un aperçu du musée de Bull

Chaque poste a été équipé d’un ordinateur. Le métier de perforatrice de saisie a disparu comme plus tard le métier de programmeur de base a évolué vers de métier plus complexe comme responsable de réseaux, analyste ou développeur. L’informatique de gros système a fait place à la micro-informatique qui a vu partir de nombreux employés des services informatiques avec la restructuration des services. La programmation-objet semblait vouloir mettre fin au règne du vieux Cobol. Pourtant il semble que celui-ci a évolué et reste souvent le fondement de beaucoup de programmes en place.

 des changements partout

C’est la même révolution dans l’industrie ou chez les artisans où les machines à commande numériques ont profondément changé le travail des ateliers et les chaînes de production de jadis.
Plus proche de nous c’est l’automatisation des machines agricoles qui a réduit le nombre d’ouvriers agricoles et entraîné l’exode rural dont on a aujourd’hui encore du mal à se redresser. Heureusement les citadins ont pensé à nous en repeuplant les campagnes d’éoliennes.

De ce fait la production de biens offerts s’est élargie. La concurrence effrénée s’est aggravée avec une mondialisation inévitable et nécessaire aux déploiements des entreprises devenues internationales.
À l’image des états unis et l’Europe, d’autres pays sont rentrés dans l’aire du consumérisme. Laissant pourtant certains pays dans une dépendance et un dénouement dramatique qui ne pouvait qu’entraîner les révoltes et les violences actuelles.

À l’époque on ne souciait pas d’épuiser les ressources naturelles. Elles semblaient à beaucoup inépuisables. La pollution rampante ne faisait pas la une des journaux même si déjà certains empêcheurs de tourner en rond tiraient la sonnette d’alarme.

La gestion des entreprises est devenue plus rigoureuse et le management paternaliste a évolué vers un management plus élitiste.

C’est une analyse sans doute trop rapide et trop simpliste. Ce qui est sûr c’est que l’on est passé d’une vie probablement plus saine vers une société passionnante, mais pleine de danger et d’incertitudes.

 révolutions dans l’information

La télévision, l’internet novations qui ont fait progresser la liberté d’expression jusqu’à des niveaux tels que parfois l’on peut s’en inquiéter vu l’exploitation qu’en font les extrémistes de tous poils. Ce qui nécessite sans doute une régulation toujours difficile à faire entre la censure et la liberté d’expression.

Cela n’empêche pas d’apprécier ce progrès énorme entre la Chappe de plomb que l’on a connu dans notre jeunesse et l’information diverse et variée de nos jours.

Un exemple qui me tient à cœur Internet permet aujourd’hui de se former gratuitement avec les vidéos de YouTube entre autres où des milliers de personnes mettent en ligne des vidéos de formations diverses souvent de qualité, des sites proposent des formations gratuites sur des logiciels de toutes sortes. Redonnant au web l’esprit de gratuité que l’on a connu au départ et qui avait été mis à mal.

 La gratuité du web mise à mal

Néanmoins, dès que cela semble prendre trop d’essor (la gratuité), des tentatives multiples proposent des services gratuits, mais en réalité payant pour avoir le service complet ou de le conserver. Ainsi la presse traditionnelle ou la presse née sur le web tente progressivement de faire payer l’accès à ses articles pour quelques euros.

Ce qui peut se comprendre quand on connaît les difficultés de la presse écrite. Ce que l’on peut craindre c’est de voir progressivement la presse écrite avec ses articles de fond disparaître au profit d’une presse moins scrupuleuse.
Autre exemple les nombreux CMS qui propose des outils gratuits pour créer un site sur le web se rattrapent en vendant les plug-ins et des composants essentiels au déploiement de sites.

Ils s’éloignent ainsi de l’esprit d’origine. Wordpress qui écrase le marché et Joomla qui le suit de loin en sont de bons exemples. Il existe heureusement de nombreux CMS qui sont souvent l’œuvre de bénévoles passionnés et compétents réellement gratuits. SPIP CMS français soutenu par des universités, en fait parties.

 le web de notre jeunesse

À l’origine on surfait avec Compuserve à l’aide d’un modem lent et d’un débit ridicule. Sortant du minitel c’était le Pérou. Certes les débuts d’internet n’ont rien à voir à ce que l’on connaît aujourd’hui, mais c’était une révolution que beaucoup boudaient comme un "machin" qui ne servait à rien et qui ne durerait pas.

En tant qu’utilisateur, on avait conscience d’une ouverture sur quelque chose de nouveau. Quelque chose que l’on définissait mal s’ouvrait à nous. Une nouvelle liberté où tout était gratuit. On en tirait une certaine fierté, mais aussi une certaine frustration du manque de contenu. On était loin d’envisager l’avenir de ce petit joujou hérité de l’armée américaine.

La gratuité que les pionniers espéraient protéger a vite été mise à mal. Rapidement l’ordinateur individuel s’est démocratisé. Le minitel ne fut plus qu’un souvenir et des entrepreneurs clairvoyants et téméraires se sont lancés sur ce nouveau marché du web. Dans les années 80 on parlait beaucoup de la bulle spéculative des entreprises du web qui ne pouvait qu’exploser et générer un krach boursier. Ce sont les milliardaires d’aujourd’hui. Microsoft, Google, Facebook … et les sites de ventes comme Amazon et Cdiscount pour ne citer qu’eux.

 quelle conclusion en tirer ?

Si le net aujourd’hui a été investi par le monde de l’entreprise qui en a tiré profit pour élargir sa clientèle et ses profits. Parfois exploiter un personnel pas toujours bien payé. Cette évolution a permis aussi le développement d’une information libre et gratuite qui a mis à mal la presse écrite. Fais naître des médias peu scrupuleux sur la qualité avec des excès comme twitter, Facebook et d’autres. Générer de nouvelles criminalités. Donner le goût de la facilité et de la médiocrité.

Mais aussi d’améliorer et de créer de nouveaux services comme des services des administrations et du privé, d’information et de services et de ventes, de sites de jeux, etc. que l’on ne pourrait plus se passer actuellement. À quoi se sont rajoutées l’arrivée du smartphone multiservice et l’invasion du NET sur des biens aussi précieux que la maison et la voiture. L’internet a conditionné notre vie à tel point que nous ne pourrions difficilement revenir en arrière comme pour beaucoup de choses. La société de consommation nous a pervertis.

Preuilly sur Claise et son Histoire